argentique Ouzbékistan Voyages immobiles

My Sweet Pepper Land, Hiner Saleem

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Extérieur jour. La steppe, la rocaille, les villages encaissés au pied de montagnes hostiles. La beauté incroyable et l’humour féroce de Golshifteh Farahani en institutrice qui ne lâche rien, la gueule de cowboy et l’allure déterminée de Korkmaz Arslan en « shérif » un peu usé mais pas abattu : voilà un duo de cinéma dont on ne pourra que se rappeler !

My Sweet Pepper Land, nouveau film d’Hiner Saleem, est un western moderne et (très) incisif, qui prend place dans un Far West à quelques milliers de kilomètres de celui que le cinéma nous présente habituellement, au Kurdistan. On y retrouve deux esprits libres que la route va faire se rencontrer, aux confins de la Turquie, l’Irak et l’Iran. Situations ubuesques qui se prêtent très bien à l’écran, dans un décor loin de tout ce que l’on connaît habituellement, un film idéal pour la catégorie Traveling without moving ! Je ne vous en dévoile pas plus, mais vous encourage fortement à vous rendre dans une salle obscure pour le découvrir !

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© les photos du film : Memento Films Distribution

Comme pour le précédent de cette série de voyages immobiles – Only lovers left alive – ce film m’a rappelé des souvenirs de voyage, particulièrement les paysages.

Je n’ai jamais mis les pieds au Kurdistan, mais je suis partie il y a quelque temps en Asie Centrale, en Ouzbékistan, avec un appareil numérique et un Yashica mat qu’un ami m’avait prêté, pour ce qui au départ devait être une méharée dans la steppe suivie de quelques jours dans les villes mythiques de Samarcande et Boukhara. Le dos de chameau étant un peu ennuyant au bout d’un moment, ça s’est vite transformé en randonnée pédestre, ce qui m’a valu, le soleil tapant et l’effort aidant, une bonne déshydratation qui m’a mis ko sur la fin du séjour… Du coup, je garde un souvenir d’inachevé de ce voyage que j’avais adoré, mais je compte bien rattraper ça un jour ! En attendant, voilà ce que j’ai ramené du ventre du Yashica :

 

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 Ce monsieur, une de mes photos préférées :)

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Une pause sous la yourte, accueillis avec un thé par une famille d’éleveurs

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La steppe, l’horizon, et des coquelicots à perte de vue

 

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3 Comments

  • Reply
    Constance
    08/01/2016 at 16 h 15 min

    C’est amusant, j’ai prévu aussi en théorie de faire des « critiques » sur des films qui m’inspirent, et jusqu’à présent le seul qui m’ait suffisamment inspiré c’est My sweet Pepperland. Depuis j’ai une envie qui se fait de plus en plus grande d’aller en Asie centrale.

  • Reply
    Julie Blogtrotteuse
    27/04/2016 at 15 h 16 min

    Ton article fait rêver, autant par le film que par tes photos – ou plus par tes photos, parce que ne n’ai pas encore vu le film. Merci pour ce partage, je le rajoute à ma liste de films à voir.

    • Mzelle Fraise
      Reply
      Mzelle Fraise
      28/04/2016 at 18 h 55 min

      Oh oui, c’est vraiment un très chouette film ! Tu me diras ce que tu en as pensé quand tu l’auras vu ? :)

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